Un nouvel horizon se dessine

« La qualité du lien élève-enseignant peut tout simplement permettre à chaque enfant de s’accomplir pleinement et tranquillement »

Une étude d’envergure, auprès de milliers d’enfants, a été menée de 2006 à 2016 grâce au travail de trois universités finlandaises (lien vers l’étude).

Selon les premiers résultats de cette étude, une attitude bienveillante et chaleureuse de l’enseignant favorise la motivation et les compétences des enfants. La recherche a montré que la qualité de l’interaction entre le professeur et son élève a plus d’impact sur les résultats scolaires que des facteurs structurels tels que le matériel éducatif ou le nombre d’élèves par classe.

Une étude antérieure a souligné l’importance de ce lien sur les résultats scolaires, lors des premières années d’écoles mais aussi plus tard, lorsque les défis scolaires deviennent plus grands et que l’interaction protectrice enseignant-élève est souvent moins soutenue.

L’attitude emphatique de l’enseignant permet à l’élève de construire une bonne image de lui-même, mais cela semble aussi le protéger de l’exclusion sociale de ses camarades. 

Cette étude vient nous dire deux choses capitales :

La première est que la qualité du lien enseignant-élève est au minimum un support d’apprentissage et de confiance en soi pour l’élève mais elle peut aussi avoir le pouvoir de lever des blocages et réticences scolaires. La qualité de ce lien peut tout simplement permettre à chaque enfant de s’accomplir pleinement et tranquillement, toujours en fonction de ses capacités propres.

Qui n’a jamais donné le meilleur de soi-même entouré par un enseignant qu’il aimait beaucoup? Au contraire, qui ne s’est jamais découragé face à un enseignant trop dur?

Alors quelle  belle, grande et lourde responsabilité pour les enseignants ! A-t-on le droit de les laisser seuls face à ce défi ?

La deuxième chose que nous dit cette étude est que la nature du lien enseignant-élève a un impact, quel que soit l’âge de l’élève : de la toute petite section au collège et même plus tard. Mais nous pouvons nous autoriser à aller bien plus loin : n’est-ce pas la nature des liens que nous entretenons avec les autres de manière générale qui nous meut ou au contraire nous met à l’arrêt ?

Cette étude s’intéresse au cadre scolaire, mais ses résultats peuvent s’appliquer à tous les domaines de la vie, du milieu familial à l’espace professionnel, de 0 à 99 ans, car nous ne connaissons qu’un seul langage, celui qui s’adresse à notre cœur. C’est ce langage qui donne, pour chacun, le goût et la couleur de la vie. C’est ce même langage qui nous met en mouvement, qui nous donne de l’allant et de l’élan. Lorsque nos cordes sensibles vibrent, elles nous donnent des ailes. Alors ouvrons la cage, et envolons nous ! Donnons-nous cette chance, à chacun d’entre nous.

Parce que ce n’est pas que l’école qu’il faut changer, c’est tout un monde… Ca fait beaucoup de travail à l’horizon… mais du beau…

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